Brazil fever


Comme une envie de voyage au Brésil… Je pense que c’est de loin le pays d’Amérique du Sud qui me fascine le plus, après l’Argentine. Il est pour moi synonyme d’exotisme, de fièvre latine et de melting pot culturel.

Pour la première fois, je ne vous fais pas découvrir un endroit par mes photos, puisque ce sont celles de Two Travelling Birds, blog fantastique que je vous conseille de découvrir sur le champ si vous ne connaissez pas encore ! Après être tombée dessus par hasard sur le net, je me suis rendue compte que j’avais rencontré son auteur via une amie commune sur Buenos Aires. Le monde est petit !


Source photos : Two Travelling Birds

L’envers du décor

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une expérience qui m’a particulièrement marquée lors de mon séjour à Buenos Aires.

Si Buenos Aires est une ville vibrante, décomplexée, elle est aussi pleine de contrastes. La pauvreté, on la côtoie au quotidien. Et elle n’épargne personne. C’est ce qui m’a incitée à rejoindre l’association humanitaire Un Techo para mi País, car en restant passive, j’avais l’impression de cautionner cette situation.

Je me suis rendue chaque dimanche pendant 2 mois dans une villa (comprenez bidonville) à 30 minutes du centre de Buenos Aires, donner des cours à un groupe de jeunes femmes.  Le but n’étant pas uniquement de former des jeunes et moins jeunes, mais aussi de créer du lien dans des endroits très enclavés.

La première fois que je me suis rendue dans le bidonville, j’étais littéralement sous le choc. Je ne m’attendais pas à voir un tel dénuement. Autour de moi, des maisons construites de simples briques, des détritus éparpillés sur la route de terre, des enfants pieds nus dans la boue. Mais lorsque nous sommes entrées dans la salle de classe, qui était en fait un garage réaménagé, et que les élèves ont commencé à arriver, mon malaise s’est immédiatement dissipé. J’étais impressionnée de voir à quel point ces jeunes femmes avaient l’air heureuses. Elles étaient souriantes, détendues : ça m’a énormément émue. Ce jour-là, ce sont elles qui m’ont donné une leçon.

Pour écrire le reste de cette histoire : Un Techo para mi País

 

Today, I decided to talk about an experience that really marked me during my stay in Buenos Aires.

If Buenos Aires is a vibrant, uninhibited city, it is also very contrasted. You are in daily close contact with poverty. And it doesn’t spare anybody. That what encouraged me to join the humanitarian association Un Techo para mi País, because by remaining passive in front of it, I had the feeling to implicitly support this situation.

Therefore, I went in a shantytown at 30-minutes from Buenos Aires for 2 months every Sunday, to give classes to a group of young women. The aim was not only to form people, but also to create social link in isolated places.

The first time I went to the shantytown, I was literally shocked. I didn’t expect to see such an utter destitution. Around me, houses build with just a few bricks, refuse scattered on the earthen road, barefoot children in the mud. But when we entered into the classroom – which was in fact a converted garage, and when students came in, my uneasiness immediately disappeared. I was impressed to see how happy these women seemed to be. There were smiling, relaxed : it moved me a lot. That day, they taught me a lesson.

To write the rest of this history : Un Techo para mi País

Travelling on your own

For the first time, I translated my blog post ! I know that most of you guys don’t speak a word of French, so I tried to bring back my memories from high school to enable you to understand me. At least one time ! Do not hesitate to correct my mistakes, because there will be a lot ! The translation is below the French version.

♫♪♫ C2C – Kings season ♫♪♫

Donc comme je vous le racontais il y a quelque temps, je suis partie 10 jours en Patagonie mi-septembre.

Comme pour tout voyage, il y a eu des hauts :

-Approcher de trèèès près les baleines. En avoir le souffle coupé.

-Faire un big up à Pingu à Punta Tombo.

-Louer une voiture dès mon arrivée à Puerto Madryn avec un couple de Français rencontré le matin même. Faire le tour de la Péninsule Valdès en une journée. Se dire que la vie est belle.

-Passer 5 jours à Bariloche dans une auberge de folie, entourée de gens muy buena onda (spéciale dédicace à mon blog).

 

Et des bas :

-Partir faire un tour en BMX que mon coachsurfeur m’a prêté. Ne pas comprendre comment fonctionnent les freins. Tomber une première fois. Comprendre comment fonctionnent les freins. Avoir la bonne idée d’acheter des œufs (je suis une fille qui aime les challenges). Perdre les pédales. Faire chemin retour, le sac flingué, l’air penaud, en marchant à côté du vélo. FAIL

-Rejoindre une excursion pour faire la route des 7 lacs, à Bariloche. Attendre le van par 0° pendant une heure. Ne plus sentir ses doigts. Monter dans le van et s’apercevoir que la moyenne d’âge est de 60 ans. Se dire que la journée sera longue. Passer plus de temps à se goinfrer de chocolat dans des salons de thé plutôt qu’à l’extérieur à admirer le paysage. La journée a été longue.

-Chemin retour vers Buenos Aires, descendre du bus quand le chauffeur vous annonce un arrêt de 10 mn à une station. Faire un tour dans la gare routière. Revenir sur le parking. Ne plus voir de bus. Penser très fort à Kévin dans « Maman j’ai raté l’avion ». Ressembler à ça. Courir dans tous les sens. Entendre dire que le chauffeur est juste parti faire le plein. DOUBLE FAIL.

Voilà pour le petit résumé de ces 10 jours. Tout ce que je vais ajouter, c’est que ce voyage aura été l’un des plus marquants de toute ma vie. Partir seul(e) vous rend plus vulnérable, certes, mais vous permet de vivre les choses plus intensément. Et surtout, de ne rien vous interdire.

Et vous, avez-vous déjà voyagé seul(e) ? Quelle a été votre expérience ?

 

As I said some time ago, I spent 10 days alone in Patagonia during mid-September.

As for every trip, there were some highs :

-To be veryyyy close to the whales in Puerto Piramides. To be speechless.

-To say hello to Pingu in Punta Tombo.

-To rent a car in Puerto Madryn with a French couple I just met. To go around The Peninsula Valdès in one day. To tell oneself that life is beautiful (sounds cheesy right ?).

-To spend 5 days in Bariloche in an awesome youth hostel, surrounded by really nice and funny people.

 

And lows :

-To go for a ride with a BMX my coachsurfeur just lent me. Not to understand  how brakes work. To fall off once. To understand how brakes work. To have the wonderful idea to buy some eggs (I am a girl who likes challenges). To lose one’s grips. To go back home, with a damaged bag, shamefaced, walking next to the bike. FAIL

-To join an excursion to do the 7-lakes road, in Bariloche. To wait for the minibus during 1 hour, while it’s freezing. To have numb fingers. To get on the bus, realizing that the average age is about 60. To tell oneself that the day will be long. To spend more time eating chocolate in tearooms rather outside admiring the beautiful landscape (yep, the program was imposed). The day was long.

-On my way back to Buenos Aires, to get off the bus because the driver announced a 10-minutes stop in a station. To go for a walk in the bus station. Going back on the parking. There’s no bus anymore. To think a lot about Kevin in Home Alone. To look like this. To run all over the place. To hear that the driver only went away for a while to fill up with gasoline. DOUBLE FAIL.

This was my very short resume from these 10 days. I will only add that this trip was one of the greatest I’ve ever had. Travelling alone makes you more vulnerable, indeed, but allows you to live things with more intensity. And, above all, not to refrain you from anything.

And you, have you ever travelled on your own ? If yes, how was your experience ?

Source image : http://www.voyageaventure.com/voyager-seul-5-astuces-pour-les-femmes-qui-voyagent-seules

Clichés patagons

Respectivement la pampa depuis le bus – nos amis les guanacos – des kilomètres de bitume – la Péninsule Valdès et ses éléphants et lions de mer – un Indien dans la ville (à Puerto Madryn) – les ciels embrasés de Puerto Madryn.

A très vite pour le récit de ce voyage !

Bariloche : la Suisse argentine

Moi qui pensais être définitivement blasée de la montagne, ayant vécu 18 ans dans les Pyrénées Atlantiques (les randonnées le dimanche, ça me connaît), je suis littéralement tombée sous le charme de Bariloche. Car au bout de 7 mois passés à Buenos Aires, l’appel de la forêt s’était fait ressentir. Appelez-moi Heidi.

Mission accomplie, puisque j’ai carrément eu l’impression d’avoir été téléportée dans un autre pays, car chalets, montagnes et neige ne sont pas monnaie courante en Argentine. Oui, j’aime bien enfoncer des portes ouvertes.

Quelques photos prises sur la route des 7 lacs, parcours splendide à faire si possible en louant une voiture. Evitez de faire la même erreur que moi en rejoignant une excursion, où vous passerez plus de temps à faire des pauses goûter dans des salons de thé partenaires de l’agence plutôt que de réellement profiter des magnifiques paysages…

Sinon, en plus d’abriter des petits trésors de paysages, dont la palme revient au Cerro Campanario (photos juste en-dessous), Bariloche est aussi l’endroit rêvé des fous de chocolat. La ville regorge de petites et grandes boutiques à tomber, dont les plus célèbres sont Mamuschka et Rapa Nui, pour ne citer qu’elles.

Café + part de fat gâteau sur les coups de 13h, ou comment j’ai essayé de me convaincre que le brownie et la crème fouettée étaient les meilleurs alliés d’une alimentation équilibrée… Plus d’infos sur ce nouveau régime ici : http://www.mamuschka.com/

Vue panoramique du Cerro Campanario, qui culmine à 1 049 mètres d’altitude.

Encore une brillante idée de déjeuner…

Et peut-être le clou du spectacle, en faisant chemin retour vers Buenos Aires : un lac TURQUOISE ! La photo ne rend pas hommage à sa magnifique couleur, mais j’étais tout simplement scotchée.

Punta Tombo et ses pingouins

Un pingouin qui prend la pose

Voici venue l’heure de l’ami Pingu… C’est donc par milliers que débarquent les pingouins à Punta Tombo, depuis 1947, sans que personne ne sache pourquoi. Les mystères de Dame Nature ! Si le spectacle était moins émouvant que celui des baleines, il fut en revanche beaucoup plus comique. Car voir marcher un pingouin vaut son pesant d’or. Je posterai bientôt une vidéo pour vous montrer leur démarche si… originale !

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