Travelling on your own

For the first time, I translated my blog post ! I know that most of you guys don’t speak a word of French, so I tried to bring back my memories from high school to enable you to understand me. At least one time ! Do not hesitate to correct my mistakes, because there will be a lot ! The translation is below the French version.

♫♪♫ C2C – Kings season ♫♪♫

Donc comme je vous le racontais il y a quelque temps, je suis partie 10 jours en Patagonie mi-septembre.

Comme pour tout voyage, il y a eu des hauts :

-Approcher de trèèès près les baleines. En avoir le souffle coupé.

-Faire un big up à Pingu à Punta Tombo.

-Louer une voiture dès mon arrivée à Puerto Madryn avec un couple de Français rencontré le matin même. Faire le tour de la Péninsule Valdès en une journée. Se dire que la vie est belle.

-Passer 5 jours à Bariloche dans une auberge de folie, entourée de gens muy buena onda (spéciale dédicace à mon blog).

 

Et des bas :

-Partir faire un tour en BMX que mon coachsurfeur m’a prêté. Ne pas comprendre comment fonctionnent les freins. Tomber une première fois. Comprendre comment fonctionnent les freins. Avoir la bonne idée d’acheter des œufs (je suis une fille qui aime les challenges). Perdre les pédales. Faire chemin retour, le sac flingué, l’air penaud, en marchant à côté du vélo. FAIL

-Rejoindre une excursion pour faire la route des 7 lacs, à Bariloche. Attendre le van par 0° pendant une heure. Ne plus sentir ses doigts. Monter dans le van et s’apercevoir que la moyenne d’âge est de 60 ans. Se dire que la journée sera longue. Passer plus de temps à se goinfrer de chocolat dans des salons de thé plutôt qu’à l’extérieur à admirer le paysage. La journée a été longue.

-Chemin retour vers Buenos Aires, descendre du bus quand le chauffeur vous annonce un arrêt de 10 mn à une station. Faire un tour dans la gare routière. Revenir sur le parking. Ne plus voir de bus. Penser très fort à Kévin dans « Maman j’ai raté l’avion ». Ressembler à ça. Courir dans tous les sens. Entendre dire que le chauffeur est juste parti faire le plein. DOUBLE FAIL.

Voilà pour le petit résumé de ces 10 jours. Tout ce que je vais ajouter, c’est que ce voyage aura été l’un des plus marquants de toute ma vie. Partir seul(e) vous rend plus vulnérable, certes, mais vous permet de vivre les choses plus intensément. Et surtout, de ne rien vous interdire.

Et vous, avez-vous déjà voyagé seul(e) ? Quelle a été votre expérience ?

 

As I said some time ago, I spent 10 days alone in Patagonia during mid-September.

As for every trip, there were some highs :

-To be veryyyy close to the whales in Puerto Piramides. To be speechless.

-To say hello to Pingu in Punta Tombo.

-To rent a car in Puerto Madryn with a French couple I just met. To go around The Peninsula Valdès in one day. To tell oneself that life is beautiful (sounds cheesy right ?).

-To spend 5 days in Bariloche in an awesome youth hostel, surrounded by really nice and funny people.

 

And lows :

-To go for a ride with a BMX my coachsurfeur just lent me. Not to understand  how brakes work. To fall off once. To understand how brakes work. To have the wonderful idea to buy some eggs (I am a girl who likes challenges). To lose one’s grips. To go back home, with a damaged bag, shamefaced, walking next to the bike. FAIL

-To join an excursion to do the 7-lakes road, in Bariloche. To wait for the minibus during 1 hour, while it’s freezing. To have numb fingers. To get on the bus, realizing that the average age is about 60. To tell oneself that the day will be long. To spend more time eating chocolate in tearooms rather outside admiring the beautiful landscape (yep, the program was imposed). The day was long.

-On my way back to Buenos Aires, to get off the bus because the driver announced a 10-minutes stop in a station. To go for a walk in the bus station. Going back on the parking. There’s no bus anymore. To think a lot about Kevin in Home Alone. To look like this. To run all over the place. To hear that the driver only went away for a while to fill up with gasoline. DOUBLE FAIL.

This was my very short resume from these 10 days. I will only add that this trip was one of the greatest I’ve ever had. Travelling alone makes you more vulnerable, indeed, but allows you to live things with more intensity. And, above all, not to refrain you from anything.

And you, have you ever travelled on your own ? If yes, how was your experience ?

Source image : http://www.voyageaventure.com/voyager-seul-5-astuces-pour-les-femmes-qui-voyagent-seules

La classe

(Oui je sais, ce sont des Asiatiques, et je suis en Argentine… Mais je n’ai pas trouvé meilleure photo !)

Non, pas de référence à l’émission télé, mais on va bien parler cours aujourd’hui ! Car j’ai beau avoir l’air de passer mon temps le nez en l’air à photographier des papillons, si je suis ici c’est pour é-tu-dier !! Et le jeu en vaut la chandelle je dirais.

Toi petit Français, habitué à ce que les cours se déroulent dans un silence quasi religieux, tu seras parfois amené à tendre l’oreille pour entendre ce que le prof a à dire. Le moment le plus délicat sera bien sûr celui de l’appel, surtout lorsque tu n’es pas inscrit(e) dessus… Je me suis ainsi retrouvée par un bel après-midi d’été à beugler mon nom en plein milieu de la salle, et comme personne ne comprenait, à l’épeler ! Evidemment, disposant à l’époque d’un vocabulaire niveau 3e, ça a donné : « M como Mama, I como Italia ». Pas l’affiche du tout. Inutile de préciser que je me suis retrouvée les cours suivants au milieu d’un no man’s land argentin.

En Argentine, tu peux débarquer 5 mn avant la fin du cours sans que personne n’y trouve rien à redire. Tu pourras aussi négocier ta date de partiel avec des excuses du genre « je peux pas, j’ai piscine » qui seront prises au sérieux. Tu pourras clasher ta prof et l’entendre ensuite s’excuser d’avoir haussé la voix contre toi. Tu siroteras tranquillement ton maté (boisson argentine très amère, ressemblant à du thé que tu aurais laissé infuser 2 bonnes semaines) pendant le cours et pourras en proposer au prof qui accepteras avec joie. Imaginez en France : « Il me reste du café, t’en veux un peu ? ».

Oui, car ici, prof et étudiants se tutoient mutuellement. En fait (attention, je vais chausser mes lunettes d’ethnologue en herbe), j’ai l’impression que les profs considèrent les étudiants d’égal à égal. Et prennent en compte ce qu’ils ont à dire, sans les juger. Cela peut parfois surprendre, car les Argentins ne se gênent pas pour égratigner des auteurs de référence. « Le texte était difficile à comprendre, et en plus l’auteur emploie des termes compliqués pour dire toujours la même chose ». Je m’imagine mal devant un prof de philo à dire : « Kant, je veux bien, mais qu’est-ce que c’est chiant ! ». Eh bien ici, aucune crainte de voir la salle pouffer de rire (alors qu’elle pense exactement la même chose que toi) ou le prof te regarder d’un air désespéré.

En revanche attention, ça a l’air d’être le Club Med comme ça, mais le modèle argentin se rapproche plus d’après moi du système anglo-saxon que du français. On met ainsi davantage l’accent sur les lectures et le travail personnel que sur le cours en lui-même.

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse ! Je vais boire du maté en cours, tout en clashant ma prof, tout en prétextant avoir piscine la semaine prochaine (mouahaha).

French kiss & âge ingrat

Si tu crois embrasser fougueusement ta moitié lorsque cela dure plus d’une minute, c’est que tu n’es jamais allé en Argentine. Ici, cela peut durer facilement 10 mn pour les novices, et tout un après-midi pour les spécialistes. Et attention, ce n’est pas un smack, sinon un French kiss dans toute sa splendeur ! Il faudra d’ailleurs que quelqu’un m’explique qui a attribué cette technique aux Français, puisqu’après avoir vu les Argentins à l’œuvre, je leur cèderais bien les droits…

Oui, car il faut réunir plusieurs conditions pour réussir une telle performance. D’une, gérer l’apnée. De deux, être un minimum musclé. Ou plutôt avoir un mec musclé. Car en général, la fille se retrouve allongée de tout son long sur son copain. La position de la « loutre » en quelque sorte.

Ce qui est drôle, c’est que quand un couple commence à s’embrasser, tous les autres suivent. C’est ainsi qu’au parc, dimanche après-midi, mes copines et moi-même avons été encerclées par 3 couples en mode love. C’était assez comique à voir car on avait un peu l’impression qu’ils s’étaient lancé le défi de « QUI va tenir le plus longtemps ?…   Tatataaaaaaam ! »

L’avantage c’est qu’après ça, vous êtes dispensé du détartrage annuel.

Du coup, nous nous sommes souvenues de pas mal de choses. Car quand on dit French kiss, avouez, on pense inconsciemment « peeeeelle ! ». Et qui dit pelle dit collège (ou râteau, au choix. Ou les 2 pour ceux qui ont connu une adolescence difficile). Alors on s’est rappelé, la larme à l’œil, le moment ou tes copines t’arrangeaient un coup avec un garçon soit plus jeune, soit moche, soit niais (un prépubère quoi), sans même que tu sois au courant. Arrivait le moment fatidique de la rencontre. En général sous le préau, à la fin des cours. Une sorte de « Next » avant l’heure, sauf que là, il n’y avait pas un camion d’autres garçons qui t’attendaient si celui-ci ne te plaisait pas. Moment gênant donc.

Autre moment gênant, celui où tu sortais avec un garçon. Au moment du bisou, il y avait la moitié de la classe autour de vous, qui, une fois que vous vous étiez enfin décidé à « rouler votre pelle » (désolée), vous applaudissait en fanfare… Faut dire que c’était un sacré spectacle. L’air gauche, ricanants, droits comme des « I », puis partant aussi vite que cela avait duré, au risque d’en perdre l’équilibre (vécu).

Alors merci à tous les Argentins de nous rappeler que nous n’avons plus 15 ans !

 

Source image : Les Beaux Gosses, Riad Sattouf

La nuit #1

♫ ♪ Aim at my body, Rimer London

La nuit à Buenos Aires, c’est tout un programme. Pour paraphraser ce cher Jacques Séguéla, je dirais que « si tu n’as pas fait la fête à BA avant tes 30 ans, c’est que tu as raté ta vie ».

Ici, tout commence plus tard. Tu as rendez-vous dans le bar à 23h, et tu te rendras en discothèque vers 2h du matin. La fête battra son plein à 3h, pour continuer jusqu’au petit matin… C’est-à-dire 8h.

Ici, l’expression « se mettre sur son 31 » prend tout son sens. Les filles (en général grandes, bronzées et les cheveux longs) arborent des looks savamment étudiés, où talons hauts et minijupe sont de rigueur. Pour les garçons, chemise et eau de Cologne feront l’affaire.

Un autre dicton qui fait sens à Buenos Aires est : « chaque chose en son temps ». En effet, toi, petit Français, a l’habitude de te trémousser dès 22h dans un bar. Là, il faut oublier ! Il est visiblement plus ou moins interdit de danser dans les bars, pour éviter les mouvements de foule semble-t-il. Ce qui donne lieu à des moments cocasses : le DJ est en train de « kiffer la vibe », mouvement du bras à l’appui, et dans la salle…. Les gens se contentent de le regarder fixement. Et de hocher la tête. Un peu comme dans un concert de jazz finalement, mais avec du David Guetta lancé à 110 décibels.

 

En définitive, une des choses que je préfère en soirée, c’est le moment où tu pénètres dans une discothèque (en argentin « boliche »). Lorsque dans la pénombre,  la musique au loin est assourdissante. Tu as l’impression d’être dans un autre monde, enivré par l’alcool. C’est un moment suspendu dans le temps. Quelques minutes après, tu t’égosilleras sur un vieux tube des années 90. Réaliseras des chorégraphies que toi seul comprendras. Tu seras heureux.

Mais à Buenos Aires, la magie de cet instant ne disparaîtra pas une fois la porte franchie. Car dans la rue, c’est un défilé permanent. Tu pourras croiser un mec déguisé en coccinelle te demandant d’où tu viens, ou encore un groupe de Brésiliens jouant guitare et tam-tam au beau milieu de la Plaza Serrano.

 

To be continued…

Joue avec ton Ryan Gosling !

♫ ♪ Tick of the Clock, Chromatics

Ah… Drive. D’après moi, LE film de l’année 2011. Comme beaucoup d’entre vous j’ai été subjuguée par Drive, que j’ai trouvé violent et poétique, inspiré et inspirant. C’est également le long métrage qui a réussi à réconcilier toutes les filles avec le film d’action. Alors on dit merci qui ? Merci Ryan Gosliiiing !

Quel rapport avec Buenos Aires me direz-vous ? Eh bien le film est en ce moment sur les toiles argentines ! Irai-je le voir une 3e fois au cinéma ? Le mystère reste entier…

Ci-dessous la chronique du Cercle, émission que j’adore, à propos du film :

Les joies du métro

Pour tout Parisien, il est synonyme de stress, saleté, déprime (entourez la réponse adéquate).

Pour tout Porteño, il se résume en un mot : CHALEUUUR !!! Eh oui, pas d’air conditionné l’été, ce serait bien trop beau.  Ajoutez à cela le fait que le trafic est assez désorganisé (tu peux attendre 10 mn ton métro et donc rentrer dans un wagon plein à craquer pour t’apercevoir à la sortie qu’il y en avait un autre juste après… totalement vide) et vous aurez une idée du calvaire que cela peut être.

En fait, c’est un sauna. Sauf qu’au lieu d’être allongé tranquille dans ta cabane, tu es debout au milieu de 50 personnes, essayant désespérément de t’accrocher à la barre graisseuse (ou devrais-je dire glissante, vu l’état de moiteur général).

Comme il fait (très) chaud, il y a parfois des moments délicats à gérer. Par exemple, lorsque la barre à ta portée ne l’est plus, et que tu es obligée d’attraper la partie en hauteur. Blocage n°1 : je n’atteins pas la barre. Blocage n°2 : j’ai des auréoles. Si comme moi, vous cumulez les 2, vous n’avez plus qu’à prier pour que votre unique cours de surf ait suffisamment développé votre équilibre.

Autre moment gênant : celui où tu transpires tellement que tu dois t’éponger, si tu veux éviter de faire peur à ton voisin. Mais comment faire lorsqu’on a un bras pris par la barre, (si tu as eu la chance de l’atteindre) et l’autre par le sac ? Eh bien j’ai élaboré une technique (très distinguée), qui consiste à obliquer la tête vers la porte de sortie (pour faire ça en toute discrétion) et à s’éponger le front contre la manche de son tee-shirt (oui, ça ne marche pas avec les débardeurs). Donc pour éviter de dévoiler l’intention du « je m’essuie sur ma manche car je sue comme un bœuf », prenez l’air fatigué. Genre « Fiouf, quelle fatigue ! Et si je me reposais 2 secondes contre mon bras ? ». Le genre de truc hypra naturel donc.

Qui sait, l’honneur sera peut-être sauf !

Charmante !

Il faut que je vous parle des piropos, ces charmants petits noms que les Porteños adressent à tout individu de sexe féminin.

Il y a les classiques :  » hermosaaaa !  » ou  » lindaaa ! « . En VF :  » Franchement, t’es trop charmante  » (big up Marseille !), ou plus original :  » dulce de leche ! « . Traduisez confiture de lait. Ahem.

Parfois, les gestes parlent pour eux-mêmes. C’est ainsi qu’une après-midi de février, je me suis faite applaudir par un groupe de vieillards. Expérience ultime.

Attitude typiquement masculine (c’est bien connu, nous les filles, on se contente de mater de loin et de ricaner comme des hyènes lorsque le mâle s’approche), qui réserve parfois quelques avantages. En effet, l’Argentin est certes séducteur, et c’est un euphémisme, mais c’est avant tout un galant homme (expression du XVIIIe siècle bonjouuuur !). Qui n’hésite pas à céder sa place de bus ou de métro à jeune donzelle et ne manquera pas de la laisser sortir la première.

Petits Frenchies, prenez-en de la graine !

Bon, il y a quand même un revers de la médaille. Car l’étalon argentin est fougueux, et ce quelle que soit l’occasion. Une copine me racontait qu’un soir, à un arrêt de bus, un homme se jeta sur elle pour essayer de l’embrasser ! On a connu plus subtil comme approche…

Bref, les Argentins : pour le meilleur et pour le pire !

 

Exemples de piropos kitchissimes : 

Vamos a meter a el diablo en el infierno mi reina.

Sos el complemento ideal para terminar de decorar mi dormitorio.

Por vos subiría al cielo en bicicleta y bajaría sin frenos. (culte !)

Source : http://www.piroposcortos.com/piropo/category/piropos-argentinos/